Conservation des peptides : température, lumière et durée de stabilité
Poudre ou solution, congélateur ou réfrigérateur, cycles de congélation : les règles pour préserver la stabilité d'un peptide de recherche.
Publié le · Équipe Lima Peptides
Un peptide mal conservé perd de sa qualité : il s'oxyde, s'hydrolyse ou s'agrège, et vos résultats deviennent impossibles à interpréter. Bonne nouvelle : quelques règles simples suffisent.
Les ennemis d'un peptide
- L'humidité : l'eau favorise l'hydrolyse et la désamidation (surtout avec les résidus asparagine et glutamine).
- La chaleur : elle accélère toutes les réactions de dégradation.
- La lumière : certains acides aminés (tryptophane, tyrosine) sont photosensibles.
- L'oxygène : il oxyde la méthionine, la cystéine et le tryptophane.
- Les cycles de congélation / décongélation : ils favorisent l'agrégation.
Peptide lyophilisé (poudre)
Sous forme de poudre sèche, un peptide est très stable.
| Condition | Durée indicative |
|---|---|
| Congélateur −20 °C (ou moins) | Long terme : plusieurs années pour la plupart des séquences |
| Réfrigérateur 2–8 °C | Plusieurs semaines à quelques mois |
| Température ambiante | Quelques jours à quelques semaines (transport) |
C'est pourquoi un envoi postal de quelques jours ne pose pas de problème à un peptide lyophilisé : ce qui compte, c'est la conservation une fois reçu. Rangez vos fioles au congélateur dès réception, dans leur boîte, à l'abri de la lumière.
Peptide reconstitué (en solution)
Une fois remis en solution, le peptide devient beaucoup plus fragile.
- Conservez la solution au réfrigérateur (2–8 °C), à l'abri de la lumière.
- Utilisez-la de préférence dans les jours ou semaines qui suivent, selon la molécule.
- Pour une conservation plus longue, répartissez la solution en aliquotes (petites portions) et congelez-les : chaque aliquote n'est décongelée qu'une fois.
- Un solvant bactériostatique limite les contaminations en cas de prélèvements répétés (voir eau bactériostatique ou eau stérile).
- Une solution devenue trouble, colorée anormalement ou contenant des particules doit être écartée.
Et le GHK-Cu, bleu ?
Le GHK-Cu est naturellement bleu, à cause de l'ion cuivre qu'il complexe. Cette couleur est normale, en poudre comme en solution. Voir notre article sur le GHK-Cu.
Résumé
| Poudre lyophilisée | Solution reconstituée | |
|---|---|---|
| Stockage idéal | −20 °C, au sec, à l'abri de la lumière | 2–8 °C, à l'abri de la lumière |
| Durée | Longue | Courte (jours à semaines) |
| À éviter | Humidité, ouverture à froid | Congélations répétées, lumière |
Toutes nos fioles sont expédiées sous forme lyophilisée, avec les conditions de conservation indiquées sur la fiche produit. Voir le catalogue.
Questions fréquentes
- Un peptide lyophilisé peut-il rester à température ambiante ?
- Oui pour une courte durée, comme le temps du transport. Pour une conservation longue, il doit être placé au congélateur à −20 °C, au sec et à l'abri de la lumière.
- Où conserver un peptide après reconstitution ?
- Au réfrigérateur entre 2 et 8 °C, à l'abri de la lumière. Pour le garder plus longtemps, on le congèle en aliquotes pour éviter les cycles de congélation et décongélation.
Produits cités dans cet article
R3tatrutide — 10 mg — 45,00 € — en stock
Peptide synthétique de 39 acides aminés, agoniste expérimental des récepteurs GIP, GLP-1 et du glucagon. Utilisé en recherche préclinique pour l'étude des voies de signalisation métaboliques et de…
GHK-Cu — 50 mg — 22,00 € — en stock
Complexe cuivre(II) du tripeptide glycyl-L-histidyl-L-lysine, présent naturellement dans le plasma. Largement étudié en culture cellulaire (fibroblastes) pour la synthèse du collagène, le…